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MEA CULPA


Mon précédent poème était une satyre : il était beau !
Il avait la valeur du vrai, des mots choisis pour la rime.
Tout cela était haut en couleur, rien de trop intime.
Vous auriez dû être contente et fière d’un tel cadeau !

Quelques mots trouvés
par-ci par-là, détachés,
Vous auront froissée,
Contrariée et même fâchée
Me dit –on
Sans autre façon.
Ce n’était pas mon objet :
C’était juste un poème
Un jeu de lettres
Comme je les aime.
Un jeu d’esthète.

J’ai cru vous faire plaisir
Et non par méchanceté.
Je vous sais à loisir
Capable de sagacité.
Je me suis trompé
N’en faisons pas un procès
Reprenons sans ambages
Nos aimables bavardages.

Restons-en là
Voisin-voisine,
Copain-copine,
Topons-là
Pour de nouveaux débats !



Gilbert MORALLI
(23 AOUT 1991)







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