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VIVRE ICI, VENIR D’AILLEURS


Elle est venue courageusement des Iles du CAP VERT
Chercher du travail qu’elle ne trouvait plus là-bas ;
Elle a dû quitter sa famille et son quant-à-soi
Pour suer sang et eau, pour survivre dans la misère.

Pour quels travaux, se présentent-ils
Nos importés d’Outremer ?
Sans diplôme, ne sachant s’exprimer,
Ce sont des métiers ingrats, sous-payés
Elle qui est si altière
Dans ses parures incongrues et futiles.

Pourtant, notre oiseau des îles ne manque pas de grâce,
Avec ses cheveux frisés du plus beau noir,
Qu’elle entretient sans malice
Pour éviter de sombrer dans le désespoir.

Elle vaque à son rythme et sans répit
Heureuse de travailler en paix
Dans cette maison où elle est accueillie
Par deux petits vieux pas toujours gais.



Gilbert MORALLI
(21 AOUT 1991)







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