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A LA FILLE DE NOTRE VOISINE


Grande et belle fille, telle est la fille de notre voisine
La fille cadette que nous avions connue petite lutine
Son allure franche et mutine
Donne envie de la croquer, la coquine.

Après une absence d’une dizaine d’années
Elle nous est revenue d’Amérique, embellie
Par le changement de vie au-delà de l’océan. Jolie
Et par-dessus tout, elle respire la santé.

Elle nous débarqua un matin sans crier gare
Descendue d’un avion qui avait du retard
Il faudra bien après quelques semaines passées ici
Qu’elle se décide à retourner aux Etats-Unis.

En son absence décennaire, elle n’avait guère changé
D’allure sinon de sa façon de parler Anglais
Elle a grandi, c’est une femme, c’est une mère maintenant
Que nous avons devant nous. Comme elle s’affirme ! c’est étonnant.

Non pas adieu chère enfant, mais au revoir !
Quand tu seras aux Etats-Unis, surtout n’oublie pas
Ton vieux voisin un peu poète qui s’attachait à tes pas
Heureux pour un instant peut-être, sans le savoir.



Gilbert MORALLI
(AVRIL 1991)







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