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L'AVION


Il est parti le grand avion tout blanc.
Non pas adieu mais au revoir, mon aimée !
Dans trois heures, ses ailes agitées d’un frémissement
Vont se poser sur la Côte de la Corse où les attendent
Des préposés en uniforme d’armée.

Descente d’avion sous un soleil éclatant,
Suivi par un camion transportant les bagages,
Rechargement sur un énorme car, une cage
Et en route à destination de Favone : une heure de route.

Bastia/Favone, une route en lacet pour soldats en déroute.
J’imagine que Favone est un petit port de pêche,
Que la mer est d’un vert chatoyant sans doute
Et que les plages sont superbes.

La mer est d’huile dit-on en langage local.
Seul un plissement se produit
Et creuse une ride
A la surface de la mer, réveillant son apathie.



Gilbert MORALLI
(07 Mai 1994)







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