
LE COUSCOUS DU DIMANCHE
Dimanche, nous sommes allés manger le couscous chez mon ami
Dans son petit restaurant discret et bien propret
A l’angle d’une rue voisine, près du marché Riquet
D’abord, pourquoi dimanche et pas vendredi ou samedi ?
Alors que nous sommes libres tous les autres jours de la semaine ?
Parce que, chez nous, les anciens, on aime festoyer
Les jours chômés, les fériés.
Cela n’a l’air de rien mais écoutez-moi bien ! Cela en vaut la peine !
Le restaurant était rempli de convives.
Certains s’attardaient au bar, s’enivrant de fumets
Qui, par le passe-plat, sortaient de la cuisine
A moins que ce ne soit la kémia qu’ils préféraient
Moi, j’attendais sagement près de la table garnie
Couverte d’une nappe blanche et de bouquets fleuris.
J’étais à mon affaire avec le couscous qu’on m’apporta
Saveurs lointaines, rarissimes jamais oubliées de chez moi !
La graine de semoule, encore roulée à la main comme là-bas,
Etait arrosée de marga relevée et fumante
La viande rôtie, les côtelettes et brochettes luisantes
Accompagnaient ce régal ineffable
Faisant de ce modeste mets un repas divin et royal.
Si vous n’avez jamais mangé chez mon ami
Le fameux couscous du dimanche
N’essayez pas un autre jour!Ce serait trahir mon esprit !
Vous goûteriez à ma revanche !
Gilbert MORALLI (17 Octobre 1991)
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