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LE VENT SOUFFLE


Après le bon soleil des journées pascales
Voici qu’Eole de nouveau souffle ses rafales
Soulevant la moindre feuille devenue coquille
Qui s’envole en tourbillonnant comme une vrille.

Entendez-vous ce hurlement lugubre et sinistre ?
Ce sont les fusées du vent qui chez nous s’infiltrent
La plus petite fente non comblée au mastic
Est pour lui une invite a y entrer,
Et il ne faut pas le lui dire deux fois à ce loustic
Aussitôt appelé, aussitôt le vent le fait pénétrer.

On dirait que privée de force elle va cesser.
Eh bien ! non ! la rafale reprend au pas cadencé
Bien plus ronflante qu’une chaudière qui aurait retrouvé son âme.

Enfin la dernière rafale s’abat au cœur de la nuit
La soufflerie est apaisée, elle a des ennuis
Car Eole est allé se chercher un coin tranquille
Au milieu d’une ravissante petite île.



Gilbert MORALLI
(AVRIL 1991)







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