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SOUVENIRS D’ALGERIE


Ah ! Qu’elle était belle, mon Algérie quand elle était heureuse
Aux beaux jours où elle était devenue française !
On n’avait pas besoin de crier « Algérie Française »
Un slogan vide de sens qui niait l’évidence même.

ALGER, Reine du Sahel, était radieuse et lumineuse
Sous son soleil rayonnant et magnifique.
EL DJEZAIR, si tu savais combien je t’aime !!!

Tout autour de la ville, c’était des sites merveilleux.
Il y avait le Jardin d’essai, immense jardin où poussaient
Des végétations coloniales : de grands bananiers trouaient les cieux
Et des palmiers l’entouraient faisant comme une ceinture frisée
Tandis qu’à l’extérieur coulait une source fraîche l’été.

Sans parler du Bois de Boulogne, jolie forêt plantée de pins
Longeant la route qui menait à Birkaden et Birmandreis
Avant d’arriver à SAOULA puis CRESCIA où coule un oued glacé.

A l’Ouest, partant de la Place du Gouvernement, une route ombragée
Nous amène à St-Eugène, Deux-Moulins, Pointe-Pescade, SIDI FERRUCH,
Toute une chaîne de plages ensoleillées, aux baignades claires
Où les gens s’agglutinaient comme les abeilles d’une ruche.

Ah ! J’aimais mon village de POINTE-PESCADE où je fus heureux.
La plage à cent mètres, le rocher de pêche à mes pieds !
Que de jolies villas en banlieue sur les hauteurs !
Bouzareah pour les indigènes, El-Biar et HYDRA
Pour les riches car c’était des quartiers dont on rêve de bonheur.
Il faudrait une suite de volumes pour décrire tout Alger
Parfumée par des senteurs d’eucalyptus non loin
Mêlées à celles des citronniers et des orangers.

Las ! mon cœur saigne à cette évocation,
Arrêtons-là cette énumération !



Gilbert MORALLI
(22 Fevrier 1992)







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