
DERACINEE
Pourquoi m’as-tu chassée chère Algérie,
Depuis ce jour, j’en garde une grande nostalgie.
Profondément blessée, je t’ai quittée mon beau pays,
En laissant derrière moi un coin de paradis.
Je n’oublierais jamais ce triste mois de Juin,
Comment te dire adieu sans être brisée par le chagrin.
Mes larmes et mes sanglots n’y pouvaient plus rien,
Je regardais ma belle ville d’Alger disparaître au loin.
Je me suis exilée vers ma mère patrie, la France,
Cette France tant aimée depuis ma tendre enfance.
Je ne peux pardonner ce méprisant accueil, où, dès mon arrivée,
Sans même me connaître, tu m’as jugée, offensée, rejetée.
Je pense souvent à mes ami(e)s, à mon quartier,
A mon école, à ma famille, aux morts qui y sont restés.
Je regrette ce soleil, ce ciel bleu, ces palmiers, ces orangers,
Et la tiédeur de cette mer azur où j’allais me baigner.
Malgré toutes ces longues années passées,
Je ne peux oublier ce sol où je suis née.
Il reste là, enfoui au fond de mes pensées,
Rien ne l’effacera, il y demeurera pour une éternité.
Je rêve de fouler à nouveau cette terre,
Ma terre, où mes racines sont ancrées.
Mon vœu le plus cher serait de la revoir,
Cela assouvirait mon si grand désespoir.
Pourquoi m’as-tu chassée chère Algérie,
Depuis ce jour, j’en garde une grande nostalgie.
Profondément blessée, je t’ai quittée mon beau pays,
Et maintenant loin de toi je vieillis
Arlette LEHR née SOLIVERES (05 Novembre 2007)
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