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JUILLET


C'était un jour ensoleillé de juillet
C'était nos derniers moments à Alger
Combien étions-nous devant les portes de l'Amirauté ?
Nous ne le saurons jamais.
J'avais 9 ans et je n'avais pas compris la réalité.
Et pourtant je voyais ma grand-mère et ma tante pleurer
De ces larmes que l'on oublie jamais.
Le bateau nous attendait.
Peut-être l'El Djezair ou le Ville d'Alger.
Devant ces milliers de gens j'avais les yeux écarquillés.
Je ne comprenais pas que nous serions à jamais dispersés.
Puis le bateau, à fond de cale avec la nausée.
Et puis Marseille, une nouvelle vie commençait.
Jamais, jamais je ne pourrai oublier.
Si j'avais su que, pour toujours, je quittais Alger.
Jusqu'à ne plus la voir, je l'aurais regardée.



Martine DUPOUY-BOUSSAUD
(16 JUIN 2007)







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