
A BERNARD VRAI PIED NOIR
En ce demi vingtième siècle à peine dépassé.
Un beau Mailleton d'une douce Mère fut enfanté.
Dans une jolie corbeille de lingère fut déposé.
Mais sous l'exquise étoile ne fut point accoucher.
Père aux comptes bien ordonnés de Nestlé travaillait,
Et notes bien réputées sur accordéon jouait.
Bel avenir fut choisit pour ce Bourgeon aimé.
Mais dés cinq ans son beau pays lui fut arraché.
En métropole famille fut violemment émigrée.
Sur belle France point d'accueil aux ports installé.
Point de chambre tapissée mais chère paillasse louée.
Point de chaleur en ces terres mais Pieds-Noirs à noyer.
Douce Mère de larmes et Père de colère vécurent.
Beaux enfants moqueries et insultes reçurent.
Français non reconnu mais Pieds-Noirs nommés.
Chiens gras bien traités et rapatriés bien spoliés.
Par parents aimés, chenapans furent bien élevés,
Habits propres et bonne éducation leur fut confiés.
Mais en ces quartiers jamais Pieds-Noirs fut dévoilé,
Et pour cacher accent chantant pointu fut parlé.
La quarantaine d'années dépassée l'exode forcée.
Au mépris de qualificatifs haineux jetés.
Racines bien plantées et branches bien élevées.
Beau drageon porte en oriflamme la fierté...
... Pieds-Noirs.
Pierre-Charles MAZELLA ( 20 juillet 2006 )
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