
MES COULEURS
Dans mon sang coulent les couleurs
De l’Algérie de mes anciens.
J’ai pour héritage les soleils d’Italie,
D’Andalousie et d’Algérie.
Et pour mémoire les errances
De ceux qui devaient fuir
Et toutes les souffrances
Que la vie ne peut amoindrir.
Je ne suis pas née là-bas
Juste volé des mots entendus ci et là.
Il ne fallait pas en parler,
Ça les faisait pleurer.
Marquée à la naissance par leurs souvenirs,
Je n’ai fait que courir
Après les mots, les odeurs les musiques
Mais moi je suis qui ? Je n’ai pas de racines.
Résonnent en moi les couleurs,
Les accents, les guitares
L’Algérie m’éclaire comme un phare.
Un jour j’irai là-bas.
A Bou-Hatlif, à Sidi-bel-abbès, à Oran.
Oran qui a vu naître mon père
Et Bou-Hatlif mon grand-père.
J’irai sur les tombes de ceux que je n’ai pas connus
Je leur dirai que je suis revenue
Pour qu’ils me racontent l’Algérie
Nous avons un devoir de mémoire
Afin que ne se perde pas le peuple Pied-Noir.
Algérie si jolie au ciel toujours bleu
Je sillonnerai tes rues
Pour apaiser un peu
Ce mal de toi qui me tue.
Mais que pourrais-je trouver ?
Telle l’Atlantide tu disparaît
Y a-t-il encore les traces
De ceux qui t’ont quittée ?
MULLER ép. BERTALOT Emilie (07 avril 2005)
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