
A MA MERE
Maman tu es partie dans ce froid mois de janvier
Lasse de cette vie loin de ton soleil
tu t' es laissée glisser doucement
pour quitter cette vie, pas vraiment la tienne.
Mon chagrin est immense et chaque jour je te pleure,
mais au delà de cette épreuve,terrible,impitoyable,
une lueur déjà, qui me dit de garder espoir
la mort n' est qu' un passage,on se retrouvera un jour...
Alors,toi et moi,de nouveau réunis près du Seigneur,
serrés l' un contre l' autre,comme quand j' étais petit,tu te souviens,
oui,toi et moi de là haut nous verrons notre terre,
nos dunes,nos palmiers,nos djebels si beaux.
Et pourquoi pas, nous irons nous promener dans le jardin
tu sais,celui près de la palmeraie.
Nous retrouverons les senteurs inoubliables des roses,
du chèvrefeuille,et du jasmin.
Nous caresserons les cornes des fines gazelles,
nous tremperons nos mains dans l' eau fraîche du bassin,
avant de revenir retrouver papa,qui lui depuis longtemps
a préféré cet éternel exil.
FENNEC 99 (30 janvier 2005)
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