
LE CREPUSCULE
Le chant du muezzin s'élève dans le crépuscule flamboyant invitant les fidèles à la prière.
La ville apaise ses ardeurs. Sur les rivages rafraîchis, la mer se déride pour n'être que langueur comme la caresse d'une amante assouvie. C'est l'heure où les voix murmurent, comme brisées par la fatigue d'une chaude journée bien remplie.
Des rires fusent dans la fraîcheur apaisante. Les radios réveillent les mémoires assoupies sur des succès surannés. Les odeurs gourmandes envahissent les cuisines et les palais.
Aux terrasses des cafés les derniers rayons du soleil se désaltèrent à la buée des boissons glacées et éphémères. Les fenêtres voilées se découvrent comme des mauresques effarouchées dans les ruelles discrètes, laissant la voie libre aux moustiques belliqueux, à l'appétit féroce.
On attend que le sommeil, la fatigue nous poussent vers les draps parfumés... Tard, très tard, quand la ville respire doucement dans un écrin aux parfums enivrants.
Alors les yeux se ferment sur des images colorées et bruyantes….
Françoise ( mai 1997 )
|
|
|


|
|
|
|
|
|
|
|